J’ai testé le procédé au collodion humide
Depuis plusieurs semaines, je multiplie les initiations, l’apprentissage de pratiques plus artisanales de la photographie et du tirage. Cela me vient d’un désir que j’ai depuis longtemps de mettre littéralement “la main à la pâte”, d’éprouver un peu la matière. D’abord car je pense sincèrement que ce sera très utile à mon approche de la photographie, et de ma pratique artistique en général (et ça peut l’être pour beaucoup de monde), et ensuite car j’y prend tout simplement beaucoup
de plaisir :)
Le week-end dernier, après une initiation au tirage au noir et blanc (que je compte bien poursuivre), j’ai découvert le procédé alternatif ancien qu’est le collodion humide, qui date du milieu du 19e, et qui a permis de faire entrer la photographie dans les foyers. Ce procédé tire son nom “du fait que l’on enduit une plaque de verre ou de métal de collodion et d’autres produits chimiques, tels que le nitrate d’argent, pour la rendre photosensible. La plaque humide est ensuite placée dans un porte-plaque adapté à l’appareil photo. Le photographe prend la photo et expose la plaque humide.”
Après le développement, la fixation et le lavage, une image apparaît sur la plaque. Selon le substrat utilisé, l'image peut être un négatif ou un positif.
En tou cas j’ai passé quatre heures avec Thomas Halkin, photographe chevronné en la matière, à m’essayer à cette technique lors d’un atelier organisé dans le studio du Quai de la photo. Nous étions trois participants, ce qui nous a permis d’expérimenter à la fois la prise de vue et le développement sur petit (10x12cm) et grand format (20x25cm), ainsi que servir de modèle a tour de rôle. Je suis repartie donc émerveillée par cette méthode pas si complexe, mais qui requiert délicatesse et concentration, ainsi qu’avec trois beaux portraits.
Moi © Thomas Alkin
Premier essai avec Marianne © Marion Pons Koch