La série « Gueules pimpées » prend racine dans une recherche sur les « gueules cassées » de la Première Guerre mondiale. Ces soldats, dont les visages dévastés incarnaient l'horreur indicible du conflit, ont subi un double trauma : la blessure physique et la marginalisation sociale. Rejetés par un État qui refusait de voir leur invalidité, ils sont devenus des figures de l'effacement, des miroirs de l'horreur que la société préférait ignorer.
Inspirée par les travaux précurseurs de la chirurgienne Suzanne Noël et de l’artiste Anna Coleman Ladd, qui fabriquaient des masques pour restaurer une identité
à ces hommes, j'interviens sur ces portraits d'archives
pour questionner notre regard.